Ta gueule avec ton putain de titre de merde ,tu me les brises .Tu captes connard?

Je suis une action, à la bourse de tes sentiments. Longtemps ignorée, parce qu'insignifiante, commune, j'ai gravi les échelons de ton estime.
Et puis boum, crash affectif.
J'en ai oublié mon prénom, tellement j'me suis vautrée, la tête plongée dans les billets.
Qui est l'enfoiré qui a fait un mauvais placement ? Collée, ratatinée, engluée dans ma propre mauvaise volonté ; « j'aurais du voir ce cyclone arriver, rien n'est jamais acquis ».
Parce que je ne vaudrais pas toujours le même prix à tes yeux. Tu ne crois pas en la stabilité du marché de l'amitié toi ?
Je n'aurais pas du choir de ce pied d'estal. Il faisait bon là haut, pas trop chaud, ni trop froid, et puis, on y voyait les étoiles !
Je pouvais les toucher, les sentir, les embrasser, et puis te les décrire. M'expliquer à travers un long monologue sur l'intensité de leur scintillement, ou te dire qu'elles étaient douces, simplement douces. En riant, en pleurant, en hurlant, qu'importe ! Tu écoutais.
Je n'ai pas vu, pourtant, mon pied qui dérapait, la masse de mon corps attirée par le trou béant de ce que tu appelais Amour Inconditionnel.
J'aurais dû m'y accrocher davantage, bordel, y enfoncer mes ongles, souffrir, certes, mais y rester.
Alors maintenant tu parles. Et j'écoute. Du scintillement de ses yeux, ou de la douceur de sa peau.
N'en déplaise aux étoiles.
Et moi, j'ai oublié tu sais. Je t'en conjure, rappelle-moi, par pitié rappelle-moi, comment fait-on pour que tu aimes ? L'odeur du sable de la plage, celle où nos rêves avaient l'habitude de s'échouer, tu t'en souviens ? Tu sais, je les vois encore nos étoiles, je te jure que je les vois. Perchées tout là-haut, lumières figées dans la voie lactée, dans l'océan bleu marine de la nuit.
Je te promets que je peux te les décrire.
Ou alors, j'inventerai ?

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# Posté le jeudi 01 janvier 2009 18:02

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J'ai l'impression d'avoir brusquement plongé dans une photographie. Toute éclaboussée de papier glacé, je me noie dans les souvenirs. Le sentiment d'être réveillée en sursaut, au milieu des rires et du soleil, comme avant, comme si rien ne s'était passé.
Quelques mois plus tôt, j'aimais regarder ces photos, ces instants capturés, sagement encadrés d'une bordure blanche. Ils étaient mon adolescence résumée, la preuve de mon existence. Simplement les regarder, sans nostalgie et sans tristesse. L'unique satisfaction d'observer vos sourires, autour d'un verre, chez moi, chez vous, n'importe où. Votre regard tourné vers l'objectif qui voulait dire « tu as vécu, nous avons été ton entourage, tes repères, ceux dont tu te rappelleras toute ta vie ». Et puis, un pas –fatal- en arrière, celui qu'il ne fallait pas faire.
Je retombe brusquement, je ne suis plus celle qui regarde vos visages heureux, je suis de nouveau parmi vous. Je regarde l'objectif, moi aussi. L'odeur de ma chambre, la sensation du soleil sur la peau déjà chaude, la lumière d'une fin d'après-midi qui recouvre la nature de rose, le bruit du rire d'une personne qu'on aime, l'odeur du sel, ou celle des fruits.
Et puis, l'envie de hurler, le dégoût de reconstruire. L'orgueil de continuer à prouver mon indépendance et ma maturité, et puis, l'impression d'être tombée du paradis. J'ai dérapé du haut d'un nuage.
Et j'ai le c½ur déchiré en deux.


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# Posté le lundi 29 décembre 2008 15:41

. There's a place for us, you know the movie song?

. There's a place for us, you know the movie song?
Du sel plein les cheveux, les yeux qui piquent encore. La peau qui a bruni au soleil et du sable entre les doigts. Les vestiges d'une journée géniale en apparence. Tout avait bien commencé pourtant. Cette complicité que j'appréciais particulièrement quand elle revenait de ses périodes d'absence. Cette impression d' être sur la même longueur d'ondes, de nouveau. Le simple sentiment que tout allait bien, qu'il n'y avait pas à s'inquiéter, que j'avais une alliée à mes côtés dont je ne pouvais douter de la fidélité.

Ce qui rend les relations difficiles entre les gens, c'est qu'on ne peut s'empêcher de voir celui avec qui on parle comme un personnage précis, avec son texte et ses répliques, le rôle qu'il est censé tenir, toujours le même.

Du sel plein les cheveux, les yeux qui piquent encore. D'avoir pleuré cette fois. Qu'est-il-arrivé au script? Qui a à ce point modifié le texte? Qui a osé s'attaquer à ma pièce de théâtre? Je ne rêve pas pourtant, j'ai les pieds posés sur les planches. Le rideau rouge se déchire, le décors en carton pâte tombe en morceaux.

Cette sale impression poisseuse d'être prise dans une sale embrouille. Ai-je mal compris? Mal interprété la situation? C'est trop tard pourtant. Le personnage en face de moi, avec son texte et ses répliques, s'est sacrement gourré. Il tout inversé, tout changé, sur la scène de l'amitié. Et que faire? que faire quand son actrice préférée rejoue Roméo et Juliette dans les coulisses, quand elle pense que vous ne le regardez pas?

La solution serait peut-être d'oublier le rôle qu'on lui attribuait, arracher son étiquette de personnage principal, faire un scandale devant les spectateurs? Ou faut il simplement improviser, faire de notre pièce ratée un chef d'oeuvre sur le pouce?

Bizarrement, dans l'histoire de ma vie, ta place est trop grande pour que je barre au marqueur noir tes répliques, que je gribouille rageusement ton nom au début du livre.Il n'est pas trop tard pour tout rattraper. J'ai besoin d'entendre la vérité vraie, de ta bouche.

La prochaine fois, je penserai au souffleur .
# Posté le samedi 12 avril 2008 13:49

La différence entre le fond et la forme, tu sais ce que c'est toi?

La différence entre le fond et la forme, tu sais ce que c'est toi?
Elle rangeait tout, depuis toujours, dans l'immense armoire de ses pensées. Méthodiquement,quotidiennement, chaque souvenir se plaçait dans un tiroir précis et y restait. Il y avait les vieux tiroirs, ceux du fond, ou se relèguent les souvenirs d'enfance, qui sentent la barbe à papa et sonnent aux oreilles comme la mélodie d'une boîte à musique. Il y avait le soleil, les vacances et l'insouciance.Le bruit d'une balançoire dans le vent. Plus haut, c'était la place des années collège. Le vacarme d'une cours de récréation,les bêtises à répétition, qu'on fait sans en avoir vraiment envie. L'odeur de l'encre et du papier, le tableau noir et la craie. Ces souvenirs là, furtifs, fuyant, tapaient de toute leur force contre les parois. Un tout petit peu plus bas, s'installaient les années lycée.Volcaniques, mélodramatiques et explosifs. Il y avait dans ce tiroir les amitiés qui se font et se défont, les fous rires incontrôlables, les cigarettes fumées en cachette, les larmes de crocodile, et puis les larmes, les vraies, aussi; ça sentait la vodka, la pluie, et les baisers volés. Ces souvenirs là étaient entre autres ceux des premières expériences. Mais ils étaient surtout ceux de la prise de conscience. Qu'on allait grandir, et que tout ça, ça s'rait bientôt fini. Et puis, il y avait le tiroir en vrac. Ce n'était pas une poubelle,mais pas non plus une vrai catégorie. C'était le tiroir du je ne sais pas. Comme une sorte de corbeille dans laquelle on jette des papiers froissés, mais qu'on ne vide jamais. Les souvenirs sont les pièces de l'immense puzzle qui forment l'esprit humain. Ils rentrent en nous inoxérablement, et laissent leur trace indélébile. Ils sont nos réactions, nos envies, nos peurs et nos doutes. Ils sont la manière dont on agit. Ils sont ce qui font continuer d'exister quelque chose d'achevé depuis longtemps. Mais parfois, un souvenir dérange. C'est ce bout d'on ne sait quoi qui n'appartient plus au présent, mais qui n'est pas passé non plus. Alors il stagne, perdu quelque part dans les méandres tortueuses de l'esprit, entre l'allée des souvenirs, et la rue de l'actuel. On aimerait l'extirper de là,il occupe trop de place. C'est lui qui assombrit les jours de beau temps et fait sonner faux les rires.
# Posté le vendredi 15 février 2008 15:11
Modifié le mardi 08 avril 2008 16:27

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“Every storm brings with it hope , that somehow in the morning everything will be made clean again, and even the most troubling stain will have disappeared...So we wait for the storm to pass, hoping for the best. Even thought we know in our hearts, some pains are so indelible, nothing can wash them away”



Cette masse de nuage blanche et opaque obstrue le ciel comme un chewing-gum collé à la couche d'ozone.
J'essaie d'me souvenir comment j'y arrivais avant. J'me souviens plus, ça me paraît juste à des kilomètres.
Et j'aimerai être quelqu'un d'autre, autre part. Inventer une nouvelle moi.
C'est le genre de choses que l'on ne peut expliquer que quand on est en train de le vivre. Pas après, ni avant.Juste pendant. Au départ, c'est un peu comme un coup d'couteau. Le genre de trucs qui fiche un choc quoi.On a l'impression qu'on tombe à cent à l'heure dans un puit sans fond. Une douleur mordante, franche, dure. Une douleur qui choque. On reste là, les yeux ouverts, mais on ne voit plus rien. On finit par tomber par terre, hébété. On s'attend à ce que notre vie défile devant nos yeux, comme si on allait mourir. Pourtant rien ne bouge. C'est là le moment atroce où on réalise que l'on ne va pas mourir, qu'on est pas non plus en train de rêver. La réalité est là, présente et brutale. Cette douleur est la toute première. C'est l'état de choc. Vient ensuite la seconde douleur. On ne sait pas comment soigner la blessure laissée par ce coup de couteau, et la plaie s'infecte. Pénible, lancinante. Cette douleur là fait garder les yeux ouverts la nuit, quand on se repasse le film de sa relation, pour la millionième fois dans notre tête. Qu'est ce que j'ai fait? Où est ce que je me suis trompé? Pourquoi pourquoi pourquoi? Alors on sort, on se lance dans un milliard d'activités, tout ce qui pourrait nous empêcher de penser à lui. On se découvre des passions, pour le cinéma japonais ou la cuisine russe. On se met à la peinture ou au théâtre. On change de tête. On se regarde dans le miroir et on réapprend à sourire, à avoir l'air heureuse, sans lui. Mais le soir, quand on s'retrouve seule dans nos draps, la douleur revient sournoisement. Elle frappe brutalement. Et on recommence. Pourquoi, pourquoi pourquoi? Les jours passent, les mois parfois. On connaît un milliard d'états différents. Mais cette douleur, cette putain de douleur reste. Elle s'accroche comme une sangsue. On a tout essayé pourtant pour que la plaie cicatrise. On se bat chaque seconde de notre vie pour qu'elle disparaisse, et on se sent presque frustré par tant d'impuissance. Et puis tout doucement, on rencontre d'autres personnes, des gens qui voit en nous quelqu'un d'intéressant. Alors mine de rien, on se sent intéressant. On se sent exister. On découvre un endroit différent où on a le droit d'être quelqu'un d'autre, quelqu'un dont le coeur n'est pas brisé. Bizarrement, on commence à voir des films japonais et à faire de la cuisine russe sans se forcer. On est plus celle qui se contente de ce qu'elle peut avoir,à défaut d'obtenir ce qu'elle veut vraiment. Non, on est un être humain à part entière, on est plus le second rôle qui envie l'héroine de l'histoire.Tout ce qui nous dévorait littéralement de l'intérieur avant nous paraît dérisoire, parce qu'on vient de réaliser à quel point le bonheur était accessible si on se donnait la peine de se le permettre, si on refusait de subir ce qu'on ne méritait pas. Et puis finalement, on se réveille un matin. Et là on sourit. Sincèrement, sans avoir besoin de se dire qu'il faut avoir l'air heureuse. On sourit parce que là tout de suite, à l'instant présent, il n'y a plus qu'une toute petite et insignifiante cicatrice à l'endroit ou un an avant...

J'attend juste ce moment avec impatience.

Personne ne mérite ça, pas même moi, j'aimerai hurler à la terre entière à quel point t'es juste le pire enculé, à quel point t'as réussi à me briser le coeur. J'attend le jour où je pourrais enfin ouvrir les yeux et te regarder comme la personne que tu es vraiment, celle qui a réussi à détruire la fille qu'il était censé aimer.
# Posté le mercredi 30 janvier 2008 08:04
Modifié le vendredi 01 février 2008 11:15