WE WISH YOU A MERRY CHRISTMAS

Ce blog n'a plus lieu d'être, du moins pour le moment, et je m'en excuse. Ici ne viendront plus s'échouer mes textes, peut être pour toujours, peut être pour un certain temps. Je dois démêler certaines choses, et j'ai besoin de pouvoir m'exprimer librement, sans que la peur d'être lue par certaines personnes précises n'altère ce que je veux réellement dire. Je le laisse, en ruine ,en suspens. J'ai besoin d'un réel exutoire et non pas d'un endroit ou caser de jolis choses qui font sourire les gens. Ecrire n'est pas juste un loisir, c'est mon remède miracle pour me débarrasser de toute sensation ou sentiment négatif. Transformer mes maux en mots. Ah ils ont l'air moins malins comme ça hein? C'est aussi un moyen de clarifier ce que je pense. Au fil des lettres, ce que je ressent se concrétise, et quand parfois je n'sais plus très bien ce que je veux ou pense, je trouve la solution en écrivant et en relisant mon texte juste après. Bref c'est simplement vital, j'en ai besoin, mais je ne peux plus écrire ici .Je dois me taire sur certains évènements afin de couvrir les personnes concernées. Et puis j'en ai marre d'avoir à sans cesse justifier ou édulcorer ma pensée simplement parce qu'elle est trop crue et personnelle pour être lue par autre que moi . A bientôt, who knows?

# Posté le mardi 25 décembre 2007 16:37

Modifié le mardi 25 décembre 2007 17:29

It's enough when I say that it's enough.

It's enough when I say that it's enough.
Texte du 02/08/07. Autrement dit ya longtemps.

Depuis qu'on a cassé lui et moi, c'est comme si j'étais partie en voyage. J'ai rencontré des gens, observé d'autres manières de vivre, vu de nouveaux visages. J'me suis amusée j'avoue, et j'ai surtout réalisé qu'il existait un "ailleurs" aussi infini qu'attirant. Mais là j'ai envie de rentrer chez moi. Il se passe quelquechose quand il est juste à côté de moi. Retranscrire cela reviendrait à retrouver chaque nuance de sensation et à la décrire. Dire l'indicible. Au delà de ce que l'on ressent à proprement parler, avec nos sens, il s'agit de pouvoir parler de l'infinie gamme de l'abstrait et de l'impalpable.

Voir l'invisible. Comme le peintre qui sait exactement quel bleu et quel jaune il a utilisé pour faire du vert, je pourrais mélanger pendant des heures sur une palette imaginaire des sensations différentes pour retrouver la juste teinte.

C'est un mélange complexe et énivrant, comme la fragrance d'un parfum dont les arômes sont nombreux, différents et indissociables.

Ma sensation est constituée d'un milliard de petits bouts et forme finalement un tout indivisible et inexplicable.

# Posté le samedi 17 novembre 2007 09:57

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:35

J'ai eu 12 en philo.

Désillusion. Et c'est tout. J'ai aimé un rêve. Et par le mot "rêve" je n'entend pas les divaguations nocturnes dont nous sommes tous victimes mais plutôt l'aspect abstrait et indéfinissable d'une chose. J'ai aimé un fantôme. J'ai vécu une histoire qui n'a existé que pour moi. J'ai tenu la main au cinéma, j'ai embrassé, j'ai envoyé une foule de textos à l'homme invisible. Tanpis après tout. Je sais, je fais toujours les choses bizaremment. J'essaie d'être dans le contexte, mais sans arret, mes actes sont décalés. L'histoire d'amour d'ado que tout l'monde vit, j'laurais vécu, certes mais dans ma tête. Alice toute seule, à fond dans son délire. Belle au bois dormant d'occasion, j'me serais endormie dans une douce naiveté complaisante, dans laquelle j'étais persuadée d'aimer follement et d'être aimée en retour. Mais c'est pas grave après tout, tant qu'à être originiale, soyons le jusqu'au bout. Good game, la partie fut riche en rebondissements, mais revient sur terre, dans la vie, on joue dans une seule équipe. Et en amour, on vit une seule histoire, pas deux en parallèle.

Degoût, d'y avoir cru. D'avoir pu faire toutes les folies au nom de "toi et moi". D'avoir dépensé autant d'énergie. Pour rien au final. J'avais comme idée fixe que "Notre histoire" excusait tout. J'avais le droit de me foutre de la gueule du monde entier, c'était pas grave, "personne ne pouvait comprendre", "c'était entre toi et moi".


Merde alors.

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 11:02

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:35

J'suis pas douée pour la photographie. Aucun appareil n'arrive à saisir le moment. Téléscoper l'instant en plein vol.

Elle s'était faufilée, à cette heure de la nuit ou le monde est endormi. Sur le balcon, à la fenêtre. Assise en tailleur, les pieds contre la pierre grise qui laisse des marques rouges sur la peau. Le coeur au ralenti, les yeux dans le vague, l'esprit perdu dans un paysage de carte postale. Suspendue 4 étages au dessus du vide.
De la position ou elle était, les barreaux du balcon semblaient ceux d'une petite prison dorée. Elle prit son air le plus adulte possible, les sourcils relevés ,le regard au loin et l'expression faussement intelligente. Elle pouvait appercevoir sans difficulté le quai et les mats des bateaux qui se dressaient à perte de vue, à travers les barreaux. Le monde semble beau, à travers les barreaux.Elle tira negligemment sur sa cigarette et recracha la fumée. La volute blanche s'éleva paresseusement sous la lumière nocturne. Elle la suivit des yeux et la regarda se perdre là haut. Il n'y a plus de barreaux. Cette conclusion la fit sourire. Il devait être 3h du matin lorsqu'elle réalisa que la fumée d'une cigarette l'avait transportée là ou il n'y avait plus de barreaux.Il suffisait de lever la tête finalement ? En s'accrochant au balcon, elle entreprit de se lever, en regardant vers le ciel, là ou il n'y a ni prison, ni contrainte.

Il suffisait de lever la tête, finalement?

# Posté le dimanche 19 août 2007 12:01

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:36

La vie des gens selon l'avis des gens. Alice

La vie des gens selon l'avis des gens.                                        Alice
Quelques notes de musique, qui virevoltent dans l'air.Du jazz. Elles se cognent contre les murs. Blancs, mais plus vraiment blancs. Blanc cassé peut-être. Blanc couleur usure du temps .On rentre dans une pièce, on pousse la porte, on inspire. On sourit aussi, ça sent la simplicité, le bonheur à deux. Un mélange de tabac, de canelle, de café noir, de basilic aussi. Dans un cendrier, sur une petite table basse, une cigarette pas finie. L'extrémité rougeoit, la fumée s'élève en volutes puis se perd. Entre les notes de musique. Il fait bon, ici, c'est joli.

Alors on avance un peu, on visite. Rentrer chez des gens qu'on ne connait pas. Violer leur intimité. Il n'y a rien de plus délicieux. C'est satisfaire un vice propre à la race humaine, la curiosité malsaine. Vouloir s'approprier chaque détail, en mettant les pieds sur leur tapis, en touchant les ustensiles dans la cuisine, ou les photos aux murs. S'octroyer le droit d'imaginer leur vie. Et trouver ça terriblement excitant.

Un couloir. Moquette couleur pêche. Les rayons de fin d'après midi se faufilent à travers les rideaux, créant un dégradé de couleurs chaudes, comme un soleil d'été.
Une porte au bout. A quelques mètres. On pose la main sur la poignée, faisant durer le suspense. On se prend pour Sherlok Homes. C'est jouissif -en fait-, ces gens ne sont pas là, ils sont ailleurs. Et pas à pas, on observe au microscope chaque parcelle de leur existence. Comme un plongeur qui rammène à la surface un trésor enfoui. On se sent puissant. On a l'pouvoir. Le pouvoir d'imaginer. D'imaginer qui ils sont. Leur âge, leur métier, leur sexe, leur orientation sexuelle. Leur cuisine préférée, leurs gôuts cinématographiques et musicaux.

Et puis tout doucement, on pénétre dans leur chambre. Un grand lit, accolé au mur. Draps défaits. En satin, mordoré. Un oreiller par terre. C'est le lit où ils font l'amour. Ils s'aiment certainement. Comme un couple normal. C'est le lit où ils ont fait l'amour, entre les notes de musique, les volutes de fumée, l'odeur du bonheur à deux, du basilic, du tabac, de la canelle.

On sourit. A quelques mètres devant soi, une commode. Quelques documents, des factures, certainement. On s'approche, on ne résiste pas. Une feuille rose. Encre noire. Ecriture tremblotante, d'homme ému.

"J'en aime une autre, je te quitte mon amour"

On s'est trompé. Il fait bon ici, ça sent le tabac, le basilic, la canellel le café noir. On s'est trompé. Il en aime une autre.

# Posté le mercredi 16 mai 2007 14:01

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:36