Et je t'observe...Pourquoi toi? Pourquoi?
Tu bouges un peu et tu soupires, ta poitrine se lève et s'abaisse frenetiquement au rythme de ta respiration.Et tes yeux sont fermés, cachant ainsi le miroir de ton âme, rendant impossible la vision de tes pensées, te rendant maitresse de tes rêves.
Tu sembles frissonner, malgrès la douce brise estivale.Mes yeux avides de ton image scrute ta peau, qui gênée se retracte, ton coprs entier me déteste et s'oppose à mon regard, chaque atome de ta chair me hait dans toute son horreur...
La lune, suspendue dans le ciel, comme le lustre magnifique d'un manoir ancien éclaire les traits réguliers de ton ravissant visage, qui reste impassible tel la reine de coeur d'un jeu de carte.
Et puis, comme pris d'une douce folie, je me penche, m'apprête à t'embrasser...Mais mes membres se figent, mon sourire se crispe en une grimace d'amertume, Non, non, non, je ne peux pas, tu n'es pas mienne.
Le combat du coeur et de la raison..."Le coeur a ses raisons que la raison ignore", mais moi, Oui, Moi, je conçoit parfaitemment la teneur même du mot amour, comme si chaque lettre était gorgée de ton sang, A.M.O.U.R...
Et je continue à t'observer comme un peintre observe sa muse. Je ferme les yeux et je suis capable de distinguer les courbes de ta peau, la texture de tes cheveux, la couleur exacte de tes grands yeux, la finesse de tes mouvements, et Dieu sait si je ne suis pas physionomiste...Oh je tuerais pour revoir ton grand sourire qui me donnait l'impression d'avoir fait les montagnes russes à l'envers.
Et, à la limite même du désir naît la frustration qui fait de moi une loque humaine, sans but, sans âme, sans autre possibilité que celle de t'aimer, car oui, tu es la solution, la pièce manquante du puzzle, tu es la solution, tu es Ma solution...
<3